Écrans, réseaux sociaux : si ces mots agitent depuis longtemps les sphères scientifiques et parentales, ils s’imposent de plus en plus à l’agenda médiatique et politique. La publication en avril 2024 du rapport de la commission Enfants et écrans – A la recherche du temps perdu, coprésidée par le psychiatre Amine Benyamina, président d’Addictions France, et la neurologue Servane Mouton, a nettement accéléré et amplifié les prises de position des responsables politiques. Entre appel à un encadrement renforcé de l’accès des mineurs aux réseaux sociaux et projets de régulation des plateformes numériques, un consensus politique semble émerger sur la nécessité d’agir, du moins lorsque cela concerne les plus jeunes. Les solutions et propositions envisagées peuvent cependant diverger: comment traiter politiquement et institutionnellement les addictions aux réseaux sociaux ?